
Après les récurrentes déclarations de Frédéric Mitterrand, opposant à la Culture pour tous (sous-tendue par l’idée de la démocratisation culturelle) la Culture pour chacun (c’est à dire l’idée d’une culture de consommation dont les offres multiples répondraient à un clientélisme fort éloigné de l’idée même de service public de la Culture), nous posons la question suivante :
Culture pour tous ou pour chacun ?
La crise économique et sociale que nous traversons pose à nouveaux frais la question du « faire société ensemble » alors même que s’accentue l’individualisation des pratiques, y compris les pratiques culturelles. Face à ce constat, la « Culture pour chacun » se veut une mobilisation des acteurs non seulement pour l’élargissement des publics mais aussi pour une adaptation de l’offre aux évolutions de notre société et au numérique. Je veux diriger résolument les efforts du ministère vers une culture partagée et diversifiée qui ne laisse à l’écart aucun territoire, aucun groupe social, aucune classe d’âge.
Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication.
Comme tout est devenu culture, il ne sert plus à rien de se cultiver. Dix ans après sa création, le ministère de la Culture est pris à parti, et Malraux voit son action contestée. L’état qui jusque-là était un vecteur d’entraînement, paraît à la traîne, pire même, il semble entériner aujourd’hui un retrait généralisé au profit des industries culturelles. Pourquoi en sommes-nous arrivés à de telles confusions à l’heure où la démocratisation culturelle, cette belle utopie de porter la culture à tout un chacun, ne veut plus rien dire ?
Serge Chaumier : L’INCULTURE POUR TOUS. La nouvelle utopie des politiques culturelles.
Après quelques heurts entre manifestants et CRS, c’est sous les sifflets de la foule et au pied de l’éléphant de Barceló, que les participants ont été exfiltrés sous haute protection policière. Un symbole fâcheux pour un conclave sur la démocratisation de la culture.
débat n° 1 : "Culture et Public" : interventions de Dominique Répécaud, Directeur de la Scène Nationale de Vandoeuvre (décryptage des récentes directives du Ministère), de Stéphane Sarpaux, journaliste du Ravi ( Marseille 2013, quel projet pour quel public ?) et de Gilles Patrat, musicien et enseignant, intéressé à la très sérieuse question de l’éducation populaire en tant qu’ outil de transformation social (qui développera une réflexion autour de 3 axes : tradition, mode et pratiques innovantes) + débat avec la salle
débat n°2 : Culture et Europe : interventions d’Alain de Wasseige, universitaire, auteur de plusieurs ouvrages sur la culture, et chargé de mission au Ministère de la Communauté française en Belgique et de Rick Brown, musicien new yorkais membre du United Healthcare Workers Union qui confronteront leurs visions de la culture en Europe et dans leur propre pays + débat avec la salle
débat n°3 : "Culture, Marchandisation ou émancipation ?" : interventions de Michel-Jean Laveaud (Directeur du C.I.C.S.TE Arcure Art. 17 - chef de projet interrégional de RELIANCE 2010 2020) et Constant Kaimakis (Sud-Culture) + débat avec la salle
débat n°4 "Les évolutions technologiques sont-elles au service de l’art cinématographique ?" (intervention de Patrick Guivar’ch, Directeur du cinéma Utopia, Gilles Ribstein, enseignant en animation et images de synthèses à Supinfocom, et d’Henri Boursier de CinéSolidaires - Sud Culture (quand la finance et l’industrie du cinéma utilisent les évolutions les technologiques contre l’emploi et la diversité culturelle" (étude de quelques exemples concrets du secteur de l’exploitation (UGC, Gaumont-Pathé, MK2 et des indépendants et le rôle des institutions (CNC, AFDAS, FNCF et ministère de la culture) + débat avec la salle
SI VOUS SENTEZ QUE CES PAROLES SOULÈVENT DE VRAIES QUESTIONS, POUR EN SAVOIR PLUS SUR DIANE SCOTT ET PARTICIPER AUX DEBATS :
durée du film : 3mn
00.08 - (… Je voudrais juste dire deux choses…)
00.22 - (… l’idée d’un FORUM dont Avignon OFF serait porteur et qui serait au centre, et qui ne serait pas relié aux intérêts des uns et des autres, mais qui aurait cette distance nécessaire pour qu’on réfléchisse vraiment à ces grandes choses qu’on lance comme ça mais qu’on n’approfondit pas…)
01.20 - (… Par rapport au FOND, pour peut-être éviter certains malentendus… il y a plusieurs niveaux de débats, je pense qu’il y a plusieurs niveaux de réflexion possibles, qu’on ne peux pas mélanger tous les niveaux au même moment parce que sinon on est dans une confusion qui ne peux pas être utilisée…)
01.48 - (…lorsqu’on parle de technique il faut toujours que ce soit après qu’on ait parlé du sens, et je pense que quand on parle d’argent, il faut que ce soit encore après, et que c’est juste une question de hiérarchie. Si on parle d’Art on parle de Symboles, et l’économique, ce n’est pas la même culture… Lorsque vous mesurez l’Art à l’aune de l’économique vous tuez sa valeur symbolique parce que c’est une autre hiérarchie… Si on écoute ces sirènes néo-libérales qui essayent de créer cette confusion en permanence entre l’économique et le symbolique et bien je vais vous dire, Disney World, c’est bien plus important que le Off d’Avignon !…)
Visitez l’article jtduoff : "3 décembre 2007, les 1ers ETATS GENERAUX d’Avignon Off"
SI VOUS SENTEZ QUE CES PAROLES SOULÈVENT DE VRAIES QUESTIONS, POUR EN SAVOIR PLUS SUR NICOLAS ROMEAS ET PARTICIPER AUX DÉBATS…